Comme un papillon, j'oublie le temps qui me reste et où la vie me conduit.Quelle importance, j'ai le coeur immense et le monde est petit. Ce qui compte, c'est d'avoir envie ( F.Gall)

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dimanche 13 décembre 2015

Les maîtres des fleurs






"Les compositions florales délicates si souvent représentées dans la peinture révèlent une part de symbole et d’allégorie. Elles mêlent, à l’invite d’une paisible méditation sur la vie terrestre, une célébration fervente et minutieuse de la beauté de la nature."

 Ah, les Brueghel, je ne m'en lasserai jamais! 
Ils furent et ils restent mes premières amours  nées d'une 
découverte adolescente.


 Jan Brueghel Le Jeune
 peintre baroque flamand né en 1601 et mort en 1678.

Fils de Jan Brueghel l'Ancien, petit-fils de Pieter Brueghel l'Ancien et neveu de Pieter Brueghel le Jeune.


Vers 1615, à l'âge de 14 ans, il s'associe avec son ami Antoine van Dyck, lui-même âgé seulement de seize ans, et ils créent leur propre atelier.





Son deuxième fils est le peintre Abraham Brueghel (1631-1690).


Abraham Brueghel



  né le 28 novembre 1631 à Anvers et mort en 1690 à Naples.
Second fils de Jan Brueghel le Jeune (1601-1678) qui lui enseigne dès son jeune âge la peinture. Abraham se montre très doué et il réussit à vendre sa première toile à seulement quinze ans. À dix-huit ans, il se rend en Italie où il entre au service du prince Antonio Ruffio de Sicile. En 1659, il se rend à Rome où il se marie l’année suivante. 
Il s’installe en 1671 à Naples.

S’il suit d’abord le style de son père, Abraham se tourne vers la peinture de fleurs suivant le style de Daniel Seghers (1590-1661).





Daniel Seghers, né le 5 décembre 1590 à Anvers et mort le 2 novembre 1661 (à 70 ans) à Anvers, était un frère jésuite brabançon, peintre et disciple de Jan Brueghel l'Ancien.






A la mort de son père (1601) Daniel et sa mère s'expatrient à Utrecht où le jeune Daniel reçoit une éducation calviniste. De retour à Anvers en 1610 il est admis dans l'atelier de Jan Bruegel dont il devient disciple et ami. Sous son influence il revient à la foi catholique et entre dans la Compagnie de Jésus comme frère en 1614.




Sa formation religieuse terminée il revient à Anvers où il renoue avec Jan Brueghel et Pierre-Paul Rubens avec lequel il collabore pour la décoration de l'église St Ignace d'Anvers (maintenant église Saint-Charles-Borromée). Sa spécialité est déjà la peinture de compositions florales.

Après un court séjour à Bruxelles (1624-25) il est envoyé à Rome pour se perfectionner auprès d'artistes italiens.




De retour à Anvers en 1627 il rouvre son atelier et se donne entièrement à son art. Quelque 200 tableaux sont connus, tous à dominante florale (sauf quelques paysages). Lorsque l'introduction de personnages était nécessaires ils étaient comme de pierre et toujours en arrière plan, entourés d'une merveilleuse couronne de fleurs variées. Ses compositions comprenaient facilement jusqu'à une quinzaine de fleurs différentes (avec quelques papillons). Ses couleurs sont fraîches et claires sans être excessives. Son dessin est très soigneux.



 Comme frère jésuite il travaille gratuitement et ses tableaux sont souvent offerts comme cadeaux à des personnages importants ou à des bienfaiteurs éminents des collèges jésuites. Ainsi on peut voir maintenant ses œuvres dans des églises et musées de Belgique, à Vienne, Dresde, Londres, La Haye et Madrid. Il s'en trouve également dans des collections privées.


Daniel Seghers meurt dans sa ville natale d'Anvers le 2 novembre 1661.

Jean-Baptiste BELIN de FONTENAY & Daniel SEGHERS

Les peintres de fleurs aux Pays-Bas et en Hollande durant les XVIIe et XVIIIe siècles furent autant de véritables spécialistes du genre que des artistes pour lesquels cette expression ne représenta qu’une partie seulement de leur œuvre. 



Peintres des fleurs !
Ce  genre pictural très répandu les présenta souvent tressées en guirlande autour d’un médaillon central, se détachant presque toujours sur des fonds sombres. 

Jean-Baptiste BELIN de HELDER & Antoine COYPEL


Ce genre alliait le symbolisme de la couronne végétale à des idéaux de pureté et d’abondance. Naturellement l’idée de vanité était souvent essentielle : le tableau de fleurs associe en effet la fidélité absolue à la botanique, la louange à la beauté de la nature à un message proprement symbolique, religieux le plus souvent. 

 Jacob JORDAENS


Chacun de ces tableaux mérite une attention particulière.Chaque fleur distille un message.
Chaque détail a une signification.Nous y reviendrons,c 'est certain.

Un petit bis (ICI)

Belle semaine  dans l'attente de Noël tout proche.


PS.Avec l'aide de Wikipadia et du Net..

1 commentaire:

  1. Un cours magistral fort intéressant! Je n'ai pas tout retenu: j'y revendrai! Merci!

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vol(s) de papillon

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