Comme un papillon, j'oublie le temps qui me reste et où la vie me conduit.Quelle importance, j'ai le coeur immense et le monde est petit. Ce qui compte, c'est d'avoir envie ( F.Gall)

Affichage des articles dont le libellé est anecdotes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est anecdotes. Afficher tous les articles

samedi 28 septembre 2013

Faire le pied de grue?


Faire le pied  de grue, 
c'est attendre longtemps sur place.


Le verbe" gruer" , attendre, est un verbe aujourd'hui disparu.Mais tous ces mots font allusion à l'oiseau échassier qui, pour garder ses forces, ne se repose que sur une seule patte.



 Avant de parler du pied, 
on disait"faire la jambe de grue"! 



Et bien entendu, la "grue" est devenue-déjà-au XVe siècle-le surnom des dames de petite vertu, comme on disait, qui attendaient le client dans la rue.


Euh...je reste perplexe...c'est pas vraiment sympa pour cet oiseau si joliment couronné.Non?

PS....les participantes à la ronde d'Amartia vous attendent...de pied ferme pour l'amical échange du samedi.
Pour ce qui me concerne, je suis en service "mamida"

mercredi 19 juin 2013

20 ans en 1960?




ACHTUNG.. oui!
La visite commence par un baiser, et quel baiser !!!.


Le fameux baiser de Brejnev et Honecker, (clic) qui est en réalité apparu dans le courant des années 70, et  la fameuse Trabant.

****

 Une partie du parking de la gare de Liège-Guillemins est réservée aux expositions d'envergure.Celle que je viens de visiter s'inscrit vraiment dans la lignée de ces expositions remarquables, parfaitement orchestrées , présentées avec recherche et talent.


Installée sur 6000 m2, une scénographie spectaculaire nous emmène dans les arcanes de ces  années glorieuses au cours desquelles le monde, la société, l'homme ont évolués de façon magistrale: secouant les carcans, révolutionnant des modes de vie établis,cherchant, trouvant, explorant avec le succès , s'inscrivant à jamais dans l'Histoire.

Remarquablement reconstitués, des décors nous aident à retrouver l'ambiance de ces années 

*le mur de Berlin (érigé en plein Berlin  à partir de la nuit du 12 et 13 août 1961)

* le poste d'observation de l'assassin du président
Kennedy.
Installés devant la fenêtre,à côté du tireur, nous suivons l'approche du cortège;le fusil est là, à portée de  main( hum, hum, dans une vitrine quand même)...le tueur vise et paf! Sursaut ! Le cortège part à grande vitesse...nous sommes le vendredi 22 novembre 1963.


Mes parents étaient sur le point de repartir pour le  Zaïre.La famille était réunie , chez nous , les jeunes mariés.  Mon père et mon mari rêvaient d'une assiette de frites (pas reçu de friteuse en cadeau :-(..) Ils se préparaient pour aller en acheter ( des frites)  quand la radio a annoncé l'attentat. L'ambiance a pris soudain un coup de froid.


* les barricades de mai 1968


*le quai de Saint-Tropez...avec Brigitte Bardot.







*l'atelier New-Yorkais d'Andy Warhol
Une série de 10 originaux de Marilyn





*le décor lunaire avec une réplique de LEM



 et dans un bloc de cristal du Val Saint-Lambert, l'empreinte du premier pas sur la lune.

Armstrong effectue ses premiers pas sur la lune le 21 juillet 1969 à2h56 UTC( 3h56, heure française ) ou le 20 juillet 21h56 à Houston 


*le couloir de l'hôtel du Globe dans la" Grande Vadrouille"(1966)





L'exposition regroupe aussi nombre d 'objets et d 'oeuvres emblématiques, 







des oeuvres d'art, des pièces célèbres, des objets usuels,


1964
1962










 des documents sonores et visuels, des films mythiques!(choix personnel)



Choix de ma copine :-)


***


Les Golden Sixties ce furent : 
 La révolution politique par tous les combattants de la liberté: de la décolonisation(*)à mai 68..




30 juin 1960...
l'Indépendance du Congo belge est déclarée.
Le pays n'est pas vraiment préparé à ce changement. Les populations ne tardent pas à s'interroger..
De fait, cette indépendance c'est pour les "grands" les " petits" eux vont payer la facture de dramatique façon.




Au matin du 21 août 1968, les Européens se réveillent en état de choc. Des troupes blindées d'un total de 300.000 hommes ont envahi dans la nuit la Tchécoslovaquie sur décision de l'autocrate soviétique Leonid Brejnev. Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l'aéroport de Prague.
Les agresseurs appartiennent à cinq pays du pacte de Varsovie, dont fait partie la Tchécoslovaquie elle-même (URSS, Pologne, Bulgarie, Allemagne de l'Est, Hongrie). Ils prétendent intervenir à l'appel de responsables locaux en vue de sauver le socialisme dans ce pays d'Europe centrale où il a été imposé vingt ans plus tôt par l'Union soviétique à la faveur du «coup de Prague».
Les images des chars soviétiques envahissant la ville ont marqué les esprits.


***
de Che Guevara 




à Martin Luther King


Je fais le rêve qu'un jour cette nation se lève
et vive la vraie signification de sa croyance : nous tenons ces vérités comme évidentes
que tous les hommes naissent égaux. »
Je fais le rêve qu'un jour, sur les collines de terre rouge de Géorgie, les fils des anciens esclaves
et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table
de la fraternité.
Je fais le rêve qu'un jour, même l'État
de Mississipi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en oasis de liberté et de justice...

***
 La révolution des moeurs et de la culture

par la libération de la femme, la mode des grands couturiers Chanel, Paco Rabanne..


 les sex symbols


 le mouvement hippie




 l'emblématique VW...du "flower power"



 la pop music des Beatles



les yés yés




la nouvelle vague( cinéma)


Robe , signée Coco CHANEL, portée par Delphine SEYRIG dans le film " L'année dernière à Marienbad" d'Alain RESNAIS.
 
Un film en noir et blanc  sur un scénario et un découpage écrits par Alain ROBBE-GRILLET (*)sorti en 1961 et qui remporte le Lion d'or de la Mostra de Venise, la même année.
 (*) Cours de français en 1962 " Danielle, vous lirez" Les gommes" d'Alain Robbe-GRILLET et vous nous direz ce  que vous en pensez "- Ah, bon...bé, bof ...no comment:-(

Le pop art, la BD...


Roy Lichtenstein

La révolution de la technologie et de l'économie 


 par l'éclosion de la société de consommation, 


la conquête spatiale et le progrès technique et scientifique

La recherche médicale fait un bon en avant avec la première transplantation cardiaque faite par Christian Barnard, chirurgien cardiaque au Cap en Afrique du Sud, le 3 décembre 1967. 


l'essor de la télévision, le sport professionnel....etc, etc...


en Belgique et ailleurs , là où se trouve le pouvoir d'achat



Les golden sixties  sont une explosion majuscule.
Impossible d'évoquer ici la multitude des révolutions.
Des robots s'installent  dans la cuisine d'autres, d'un autre genre, amusent les petits.
L'exposition dédiée aux Golden Sixties n'a rien laissé de côté.Le parcours est émouvant, accompagné  qu'il est par toute cette musique qui invite au chant, à la danse , à la rêverie..La vie était redevenue légère, les fleurs s'épanouissaient partout...
 ***
Alors,on  trouve un siège, on s'assied, on écoute.
C'est étonnant comme les paroles  remontent facilement à la surface.On se laisserait aller à twister que personne n'y trouverait à redire.." 
Keep cool".."Non, non rien n'a changé, tout a continué" yé, yé..

Bien sûr, ces souvenirs soixante- huitards ne peuvent parler qu' à celles et ceux qui comme moi ont atteint  la septantaine.
 ***
En janvier 1960, je venais d'avoir 17 ans.La vie du monde n'était pas ma première préoccupation.



 Moi, j'en étais encore à verser des larmes de crocodiles sur le sort du bellâtre Pâris ( que n'avait-il pas contrôlé ses hormones!!) , je plaignais le talon du bel Achille et je maudissais Hélène( était-elle seulement belle??) .Thèmes et versions!Comme bien d'autres avant moi, ( et bien d'autres après moi) j'attendais le passage  de la bonne Pauline qui viendrait " alléger" singulièrement l'ambiance du cours de grec***

Le 30 juin 1960 allait changer complètement  le cours de ma vie ...mais ça, c'est une autre histoire...


*** Ουκ έλαβον πόλιν, αλλά γαρ ελπίς εφή κακά) !!
Homère.L'Iliade.




mercredi 22 mai 2013

Z'ême pas l' zône !




En admirant tous ces champs qui illuminent la grisaille ambiante , un souvenir particulier me revient en mémoire.


1958/59
Mes parents vivent dans un poste de brousse : une dizaine d'agents du chemin de fer, deux magasins pour les autochtones, un couvent avec trois religieuses, un petit hôpital, une cité indigène.


Madame Diamantaras ( j'ai oublié son nom mais on dira  que...) a prévenu ma mère qu'elle a reçu quelques métrages  de coton susceptibles de l'intéresser. Ma mère me l'a écrit.Quelques semaines plus tard je reçois un colis dans lequel je trouve à côté des  douceurs-maison,et deux nouvelles robes qu'elle a confectionnées .

Une d'un rouge chaud  parsemé de grosses pastilles blanches .Coupe près du corps  terminée par un large volant à la mode espagnole, je l'adopte aussitôt!

Et une jaune pissenlit( ou presque)  avec des rayures blanches.le modèle et la coupe sont parfaits mais la couleur...:-( !!!Je sais déjà qu'elle va rester dans l'armoire parce que la couleur ne me plaît pas!Les copines sont là, qui attendent  comme chaque fois qu'un colis parvient à l'une d'entre nous: " Elles sont belles ! Dis donc tu pourras les mettre pour sortir ", comme si je sortais souvent :-() !
 Et  "Mère W." , qui aime participer au plaisir de ses ouailles, de surenchérir:' Tu as de la chance, Danielle, ta maman   te gâte, et pourtant tu sais que la vie n'est pas facile pour elle ,etc..." J'en aurais mauvaise conscience, tiens!

C'est vrai que ma mère fait beaucoup pour moi et je sais ce que cet envoi lui aura coûté de temps et d'argent. Mais c'est plus fort que moi, le jaune, je n'aime pas !Et moins encore celui-là!

C'est alors que je remarque qu'une de mes copines est vraiment séduite par cette robe .Elle l'examine , la place devant elle,se regarde dans la glace !La proposition fuse tout  naturellement.:"Si tu veux, si elle te va, je te la prête.Tu la portes jusqu'aux vacances de Pâques !Tu me la rends.Au retour, je te la rends..tu me la rends définitivement fin juin":-) "Et ce fut ainsi que la robe jaune prit du service pour le plaisir d'une amie qui avait ""moins de chance que moi ""mais qui me prêta , à loisir , sa collection de 45 tours.:-).Prêtant, prêtant quoi!
 Bien sûr, j' ai écrit à ma mère pour la remercier et lui dire mon plaisir d'avoir deux nouvelles robes à porter le samedi et le dimanche après-midi quand l'uniforme n'était pas obligatoire.Avec ma copine, nous avons fait de notre genre jusqu'à la fin du troisième trimestre  de notre quatrième latine ,jusqu'à ce que je doive faire mes bagages, vider ma chambre définitivement et dire adieu à ma vie de pensionnaire parce nous étions en juin 1959...le congé en Belgique était programmé...et que 1960 s'agitait déjà en coulisses.

De retour  à la maison, en défaisant ma malle, ma mère constata avec plaisir que les deux robes avaient été portées.Toutefois, je cherchais une excuse pour ne pas devoir porter la jaune durant les vacances.Je n'eus pas à chercher longtemps, une semaine après mon retour at home, j'étais moi même jaune pissenlit et ma mère eut autre chose à penser...ma jaunisse, les bagages à préparer et tout le saint- frusquin!

Après, il y eut mon premier voyage  avec accès à la salle à manger des adultes qui fut aussi mon dernier voyage sur un paquebot, ma dernière escale à Ténérife...

Les vrais moments difficiles m'attendaient et  il n'y eut plus jamais de robe jaune au programme !!Parce que j'aime pas le jaune!

*Madame Diamantaras...j'ai choisi ce nom parce que ,en  brousse, les magasins pour les indigènes étaient souvent tenus par des familles grecques.La population locale  y trouvait un peu de tout pour autant que ce soit non périssable.Sous les toits en tôles ondulées, il y faisait souvent étouffant et l'odeur de la farine de manioc et des morues séchées pendues  au plafond investissait vos narines immédiate ment et pour longtemps .D'ailleurs rien que d'y penser...Installés à l'ombre d 'un manguier ou d 'un palmier, un ou " deux tailleurs  confectionnait " capitula"( shorts) ou chemises pour les hommes,ou des corsages pour les mwanamoukes. J'aimais bien les regarder pédaler à toute vitesse sur leur machine à coudre.

Pour rappel, mes parents vivaient en brousse, là, où mon père était désigné .En 58/59 ils se trouvaient à Mutshatsha, dernière gare importante  avant Dilolo, à la frontière angolaise.




Moi, j'étais en pension, en ville,( Jadotville-Likasi)  à  des centaines de kilomètres.Ce qui me valait de longs voyages en train...départ tôt le matin pour arriver chez moi dans la nuit, seule dans un compartiment,( rien à voir avec nos voyages actuels) ..mon père me récupérait à la gare, une route à traverser, un seuil à franchir...un lit sur lequel m'affaler...une fois par trimestre, bien sûr!

 Au fait, pourquoi tout ceci, ah, oui..



Passez, quoi qu'il en soit, une belle semaine!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...