Comme un papillon, j'oublie le temps qui me reste et où la vie me conduit.Quelle importance, j'ai le coeur immense et le monde est petit. Ce qui compte, c'est d'avoir envie ( F.Gall)

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mardi 10 janvier 2017

" La couleur du soleil" Andrea Camilleri






Au cours d'un séjour qu'il effectue à Syracuse, le narrateur (Andrea Camilleri) est autorisé, par l'intermédiaire d'un mystérieux personnage, M. Carlo, à consulter pendant une après-midi un manuscrit absolument inconnu, arrivé dans la famille de ce dernier par un héritage de sa femme récemment décédée : il s'agit d'un journal rédigé par le Caravage dans sa période entre Malte et sa fuite en Sicile, avant son départ pour Naples. L'épouse décédée ne trouvait de distraction et d'oubli pendant sa maladie qu'en lisant les livres de Camilleri. Reconnaissante, elle lui a permis d'accéder à ce document inédit. Ce sont les bribes de ce journal du Caravage que Camilleri nous livre ici. La structure en est très éclatée, en accord avec la forme du journal de bord et l'agitation qui règnent dans l'existence du peintre. 

L'ouvrage est donc formé de deux récits : le premier introduit et conclut le récit central, attribué au grand peintre. Le texte attribué au Caravage est frappant par sa patine linguistique (entreprise plutôt bien réussie par Camilleri). Il se déroule en six chapitres correspondant à des étapes géographiques dans l'errance du peintre (Malte, Agrigente et Licata, Syracuse, Vers Messine, Messine, Palerme). Certains épisodes permettent de retracer quelques moments-clé de son parcours : sa « vocation » de peintre, quelques rencontres amoureuses, ses accès de violence, son problème de vision - ce que Camilleri appelle le « soleil noir », mal dont Caravage souffre et qu'il transpose sur ses toiles à travers l'éclairage particulier qui lui est propre.( Babelio)

Reçu ce matin, lu sur quelques heures, cet après-midi.
Nous sommes ,ici, bien loin des aventures du commissaire Montalbano. 
Nous sommes dans un tout autre registre et pour qui aime la peinture , la lecture de cet ouvrage reste intéressante et agréable.
N'étant pas vraiment fan des oeuvre du Caravage, j'ai appris au fil des pages les tourments du peintre, 
et j'ai eu envie de  mieux "regarder"  ses tableaux ( quelques illustrations figurent au milieu du livre) et puis le net  m'a permis d'affiner ma redécouverte.

Dès la première page, on a envie de savoir . Dans quelle aventure l'auteur Camilleri va-t-il  se  laisser embarquer?

J'aime bien le style Camilleri dont j'ai lu aussi plusieurs romans dans lesquels Montabalno n'intervient pas.

Dans cet ouvrage,j'ai beaucoup-mais alors beaucoup- aimé le texte attribué au Caravage. Un véritable travail de linguistique que Camilleri a mené avec maestria. Et que dire de la traduction due à Dominique Vittoz! Un régal pour qui s 'intéresse aussi aux langues anciennes !

 Quelques heures de bonne lecture, une envie d'en savoir plus sur cet homme tourmenté, ce génie du clair-obscur que fut le Caravage
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