Comme un papillon, j'oublie le temps qui me reste et où la vie me conduit.Quelle importance, j'ai le coeur immense et le monde est petit. Ce qui compte, c'est d'avoir envie ( F.Gall)

Affichage des articles dont le libellé est histoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est histoire. Afficher tous les articles

dimanche 10 mars 2013

La période des tulipes !

La tulipe.

Madrigal Au soleil.

Bel astre à qui je dois mon être et ma beauté,
Ajoute l'immortalité
A l'éclat non pareil dont je suis embellie ;
Empêche que le temps n'efface mes couleurs :
Pour trône donne-moi le beau front de Julie ;
Et, si cet heureux sort à ma gloire s'allie,
Je serai la reine des fleurs.

photo trouvée sur le net.
L' Ère des Tulipes ou Période des Tulipes (21 juillet 1718-28 septembre 1730) est une période de l'histoire ottomane qui débute avec le traité de Passarowitz et s'achève avec la rébellion de Patrona Halil 
Relativement pacifique, cette période a vu le début de l'occidentalisation de l'Empire ottoman.
Le nom de la période est issu de la mode des tulipes au sein de la cour ottomane. Cultiver cet emblème culturellement ambigu était devenu une pratique célébrée. La période des tulipes a illustré les conflits générés par les prémices de la culture de consommation et était un symbole matériel commun. Durant cette période, l'élite et la haute société ottomanes ont acquis un immense goût pour les tulipes, qui étaient utilisées en diverses occasions. Les tulipes symbolisaient la noblesse et les privilèges, tant au sens vénal qu'au sens de disponibilité pour les loisirs
 ......pour en savoir davantage(clic)

Jose ESCOFET    



Bon et beau dimanche à toutes et tous!

dimanche 26 septembre 2010

Zola et les animaux

Edouard MANET

Tout sentiment de cœur humain lui semblait infiniment respectable et, lorsque le 25 mai 1896, on lui décerna un diplôme d'honneur à la quarante-quatrième séance tenue au Cirque d'Hiver par la Société protectrice des animaux, il se sentit très fier, dit-il.

On lui avait demandé de représenter le Ministre de l'Instruction publique. Son discours fut d'une grande simplicité mais ce fut aussi l'occasion pour Zola de déclarer que cette tendresse fraternelle qu'il éprouvait pour les bêtes était née avec lui, qu'il n'avait jamais fait aucun effort pour l'avoir.

" La vérité, dit-il, est que tout le monde aime les bêtes seulement il y a des gens qui ne savent pas qu'ils les aiment. Vous imaginez-vous la nature sans bêtes, une prairie sans insectes, un bois sans oiseaux, les monts et les plaines sans êtres vivants ? Représentez-vous un instant l'homme seul et, tout de suite quel immense désert, quel silence, quelle immobilité, quelle tristesse affreuse ! Ne vous est-il pas arrivé de traverser quelque lande maudite, d'où la vie des bêtes s'est retirée, où l'on n'entend ni un chant, ni un cri, ni le frôlement d'un corps, ni le palpitement d'une aile ? Quelle désolation, comme le cœur se serre, comme on hâte le pas, comme on se sent mourir d'être seul, de ne plus avoir autour de soi la chaleur des bêtes, l'enveloppement de la famille vivante ! Et qui donc peut dire qu'il n'aime pas les bêtes, puisqu'il a besoin d'elles, pour ne pas se sentir seul terrifié et désespéré ? ".

Et continuant à développer sa pensée, Zola ajoutait :

" Aimons-les parce qu'elles sont l'ébauche, le tâtonnement l'essai d'où nous sommes sortis, avec notre perfection relative ; aimons-les parce que s'il y a autre chose en nous, elles n'ont en elles rien qui ne soit nôtre ; aimons-les parce que, comme nous, elles naissent, souffrent et meurent ; aimons-les, parce qu'elles sont nos sœurs cadettes, infirmes et inachevées, sans langage pour dire leurs maux, sans raisonnement pour utiliser leurs dons ; aimons-les parce que nous sommes les plus intelligents, ce qui nous a rendu les plus forts ; aimons-les, au nom de la fraternité et de la justice, pour honorer en elles la création pour respecter l'œuvre de vie et faire triompher notre sang, le sang rouge qui est le même dans leurs veines et dans les nôtres ".

Le président de la Société, M. UHRICH, le félicita du " courage " qu'il montrait en venant à cette séance !

" Je ne savais pas faire preuve de vaillance ", écrit Zola quelques jours plus tard, dans son article du Figaro, " car la cause des bêtes pour moi est plus haute, intimement liée à la cause des hommes, à ce point que toute amélioration dans nos rapport avec l'animalité doit marquer à coup sûr un progrès dans le bonheur humain. Si tous les hommes doivent être heureux un jour sur le terre soyez convaincus que toutes les bêtes seront heureuses avec eux ".

Petit rappel:

La famille de Zola était originaire de Zara, en Dalmatie. L’arrière grand-père d’Emile Zola, Antoine était capitaine des Fauté, au service de la république de Venise. Son fils Demenius-Charles, s’est épris de Nicoletta Bondioli, jeune fille grecque de Corfou, et de cette union est né le 8 août 1795, à Venise, François Zola le père d’Emile.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...