Comme un papillon, j'oublie le temps qui me reste et où la vie me conduit.Quelle importance, j'ai le coeur immense et le monde est petit. Ce qui compte, c'est d'avoir envie ( F.Gall)

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jeudi 28 octobre 2010

Allo, Wînnnn?- Non c'est Samain...





 Photo : Annette

Avant que de franchir le seuil de Novembre pomponné de chrysanthèmes, laissons venir à nous Halloween, ses citrouilles, sorcières et arachnides en tous genres. Sacrifions à une mode qui a , aujourd’hui , tendance à  s’essouffler. J’en suis bien aise. Certes nos petits prennent plaisir à se costumer et à quémander friandises contre promesse de  mauvais sort ou de coups de bâtons mais…cette fête  n’a plus rien à voir avec nos  « véritables «  traditions.

Qui sait encore ce qu’étaient les fêtes de SAMAIN  parties aux Amériques avec les Irlandais et de retour au bercail , commercialisée à outrance ?
  
"C'est une maladie de la pomme de terre, qui poussa en 1846 nombre d'Irlandais à y émigrer. La tradition irlandaise consistait alors à creuser d'énormes pommes de terre ou des navets, que l'on illumine à l'aide de bougies pour en faire des lanternes : en arrivant aux Etats-Unis, les Irlandais substituèrent aux légumes de leurs ancêtres la citrouille qu'ils avaient découverte sur le sol américain.
A la fin du XXe siècle, l'initiative d'une société spécialisée dans le déguisement, bientôt relayée par quelques ténors de l'industrie alimentaire américaine, fut à l'origine du retour en France d'Halloween qui, ne l'oublions pas, fut une coutume celte puis gauloise..."


Celte et gauloise, par conséquence, cette fête correspondait à la nuit du 31 octobre de notre calendrier julien.  Elle marque le fin du calendrier celtique et annonce le début de la saison sombre. SAMAIN n’appartient ni à l’année qui se termine, ni à l’année qui commence, c’est un jour à part, en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Elle permet aussi aux défunts non réincarnés de passer dans le monde des vivants pour y retrouver le lieux et les personnes  qu’ils aimaient . On situe cette fête au 1er novembre de notre calendrier. Comme toutes les fêtes celtiques, SAMAIN compte trois jours de festivités : le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tous les défunts et le troisième aux réjouissances populaires et familiales.

« « La veille de la nuit de SAMAIN, avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils allaient ensuite allumer de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison qui devait durer jusqu’à la prochaine fête de SAMAIN et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.
Dans la nuit du 31 octobre – les fêtes celtes commencent à la tombée de la nuit -, on croyait que le monde des morts, des fées et des sorcières entrait en contact avec celui des vivants. On croyait ainsi que les âmes des défunts revenaient errer autour des maisons des vivants c' est pourquoi on laissait la porte entre ouverte et une place à table et on plaçait des lanternes sur les chemins pour les guider. »
La tradition de SAMAIN n’a pas complètement disparu ni avec la romanisation de la Gaule, ni avec le développement du catholicisme. Et c’est sans doute par référence à cette fête celte que le pape Grégoire IV décida, en 840, de faire du 1 er novembre, le jour de tous les saints. La référence à SAMAIN devenait encore plus claire lorsque, trois siècles plus tard, à la fête des saints et des martyrs, on adjoignit la fête de tous les morts."

Chez nous, en Wallonie, les enfants parcouraient les rues du village et allaient de maison en maison en portant des « grigne-dints » , soit des betteraves évidées…aujourd’hui ils se contentent de déambuler, déguisés en personnages censés faire peur  et de tendre leur sac…

Bien sûr, je vais sacrifier à la coutume, ma lanterne sera éclairée,   j’ai de bonnes réserves de sucreries. Chaque année, mon heurtoir est ardemment sollicité, les enfants savent que je suis là et que je n’aime pas du tout les coups de bâton !

Cécile T.



1 commentaire:

  1. Merci de nous rappeler cette tradition de Samain, ici aussi c'est plutôt Halloween! J'en profite pour faire des tartes à la citrouille ou des soupes au potiron!!!

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vol(s) de papillon

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