Comme un papillon, j'oublie le temps qui me reste et où la vie me conduit.Quelle importance, j'ai le coeur immense et le monde est petit. Ce qui compte, c'est d'avoir envie ( F.Gall)

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mercredi 1 mars 2017

Pour la journée de la femme!



Ferdinand Max Bredt (1860-1921)

Femme des nuits ardentes,
voluptueuse
comme une vague ourlée d’écume,
Femme-Langueur,
Femme-Soupir,
Figure de proue offerte
aux remous du Désir,
Ô Femme,
Guéret d’argile tiède
qu’un frisson d’amour ensemence,
Femme…
Femme des aubes claires
tissant dentelle d’espérance,
Précieuse amphore de chair
où se décantent
les arcanes d’une naissance,
Femme…
Femme des heures lentes,
saturées de patience,
Ô Femme-Fleur,
Épanouie et prise au réseau de l’attente,
Berceau végétal
où se distille
une eau-de-vie ombilicale,
Femme…
Saison de tourmente
quand s’annonce la délivrance,
Flancs limoneux que lacèrent
des lianes d’ondes stridentes,
Femme…
Orage charnel et fulgurante morsure
par où s’épanche
la pulpe de chair et d’âme
de ton ventre-fruit,
Ô Femme-Verger !
Ô Toi, la Femme-Mère,
l’Intemporelle, la Souveraine,
redis-moi les matins triomphants
carillonnant d’allégresse
quand Bonheur, Plénitude et Tendresse
acclament un sourire d’enfant !

Danielle TREMPONT in Féminitude





Richard Edward Miller

2 commentaires:

  1. hello
    c'est toi qui a fait ce si joli poème
    superbe
    bisous

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  2. Oui iris il fait partie d 'un recueil paru il y a longtemps.Bises!

    RépondreSupprimer

vol(s) de papillon

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