Comme un papillon, j'oublie le temps qui me reste et où la vie me conduit.Quelle importance, j'ai le coeur immense et le monde est petit. Ce qui compte, c'est d'avoir envie ( F.Gall)

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mardi 10 janvier 2017

" La couleur du soleil" Andrea Camilleri






Au cours d'un séjour qu'il effectue à Syracuse, le narrateur (Andrea Camilleri) est autorisé, par l'intermédiaire d'un mystérieux personnage, M. Carlo, à consulter pendant une après-midi un manuscrit absolument inconnu, arrivé dans la famille de ce dernier par un héritage de sa femme récemment décédée : il s'agit d'un journal rédigé par le Caravage dans sa période entre Malte et sa fuite en Sicile, avant son départ pour Naples. L'épouse décédée ne trouvait de distraction et d'oubli pendant sa maladie qu'en lisant les livres de Camilleri. Reconnaissante, elle lui a permis d'accéder à ce document inédit. Ce sont les bribes de ce journal du Caravage que Camilleri nous livre ici. La structure en est très éclatée, en accord avec la forme du journal de bord et l'agitation qui règnent dans l'existence du peintre. 

L'ouvrage est donc formé de deux récits : le premier introduit et conclut le récit central, attribué au grand peintre. Le texte attribué au Caravage est frappant par sa patine linguistique (entreprise plutôt bien réussie par Camilleri). Il se déroule en six chapitres correspondant à des étapes géographiques dans l'errance du peintre (Malte, Agrigente et Licata, Syracuse, Vers Messine, Messine, Palerme). Certains épisodes permettent de retracer quelques moments-clé de son parcours : sa « vocation » de peintre, quelques rencontres amoureuses, ses accès de violence, son problème de vision - ce que Camilleri appelle le « soleil noir », mal dont Caravage souffre et qu'il transpose sur ses toiles à travers l'éclairage particulier qui lui est propre.( Babelio)

Reçu ce matin, lu sur quelques heures, cet après-midi.
Nous sommes ,ici, bien loin des aventures du commissaire Montalbano. 
Nous sommes dans un tout autre registre et pour qui aime la peinture , la lecture de cet ouvrage reste intéressante et agréable.
N'étant pas vraiment fan des oeuvre du Caravage, j'ai appris au fil des pages les tourments du peintre, 
et j'ai eu envie de  mieux "regarder"  ses tableaux ( quelques illustrations figurent au milieu du livre) et puis le net  m'a permis d'affiner ma redécouverte.

Dès la première page, on a envie de savoir . Dans quelle aventure l'auteur Camilleri va-t-il  se  laisser embarquer?

J'aime bien le style Camilleri dont j'ai lu aussi plusieurs romans dans lesquels Montabalno n'intervient pas.

Dans cet ouvrage,j'ai beaucoup-mais alors beaucoup- aimé le texte attribué au Caravage. Un véritable travail de linguistique que Camilleri a mené avec maestria. Et que dire de la traduction due à Dominique Vittoz! Un régal pour qui s 'intéresse aussi aux langues anciennes !

 Quelques heures de bonne lecture, une envie d'en savoir plus sur cet homme tourmenté, ce génie du clair-obscur que fut le Caravage

dimanche 6 juillet 2014

J.U.B.I.L.A.T.O.I.R.E ( lecture)




Une longue convalescence n'est pas nécessairement  synonyme d'ennui.Certes bien des choses vous sont interdites( hélas, trois fois hélas plus de ménage ;-) mais il vous reste quand même quelques perspectives intéressantes  parmi lesquelles le droit ( et même le devoir) de vous adonner à l'un de vos plaisirs favoris : la lecture!

Ces dernières années, au fil de ces semaines d'obligation chaise longue,je me suis retrouvée  à parcourir les propositions d'une importante librairie numérique ( et oui j'habite ,loin de la ville, ) et dans cet appréciable catalogue j'ai trouvé maintes fois mon bonheur de lectrice.

Au fil de mes lectures,je me suis prise d'intérêt pour les  romans  historiques lesquels nous entraînent chaque fois dans les coulisses d'une époque.C'est ainsi que j'ai lié connaissance avec la plume de Frédéric LENORMAND.(clic)

Spécialiste du XVIII ème siècle , Frédéric LENORMAND  en parle avec le sérieux d'un historien mais aussi avec l'humour et la légèreté qui savent accrocher le lecteur et tenir son attention en haleine.

Son dernier roman qui  n' a pas encore trouvé son éditeur ( mais cela ne saurait tarder) est cependant disponible sur le net.



 CENT UNE PRINCESSE( 18 juin 2014)
""En 1724, le duc de Bourbon et Mme de Prie, qui gouvernent la France, décident de marier le roi, âgé de quatorze ans. Ils lancent à travers l’Europe un casting de princesses digne d’une émission du Bachelor intitulée : « Qui veut épouser Louis XV ? » Cent une postulantes sont sélectionnées. L’opération se révélera beaucoup plus compliquée que prévu. Le principe de ce livre est de raconter une histoire vulgaire avec un beau style, de vilains sentiments avec élégance, de tristes péripéties sur un ton allègre... avec cette méchanceté réjouissante dont Saint-Simon a démontré qu’elle est la meilleure façon de décrire la cour de Versailles.""


Que vous dire sinon que c'est une lecture jubilatoire.
Une fois cernés les personnages, de la première à la dernière page ,nous voilà devenu le spectateur ébaubi d'un magistral opéra-bouffe.
Côté-cour , côté jardin, les personnages entrent sur le plateau,y passent et repassent selon les humeurs, les souhaits , les envies, les fâcheries.
Et quelle belle langue joyeusement irrévérencieuse, piquante, un rien acide, imagée à souhait ! Qu'avec de si beaux mots et dans quel style élégant sont dites  les faiblesses, les "jalouseries" des grands .
Les coulisses  du pouvoir bruissent des soupirs   des amours interdites et  s'émeuvent  bien peu des larmes amères versées par les déçus.


Et l'élue fut... portrait par Jean-Marc NATTIER

Cent une princesse : 

un nouveau roman truculent et raffiné à la fois. Je ne peux que vous recommander sa lecture.Vous passerez un excellent moment.

Fédéric LENORMAND est à la tête d'une longue  bibliographie que je vous invite à consulter.

Il est, par ailleurs, et sous le pseudonyme de LOREDAN, l'auteur
 d 'une série intitulée : les Mystères de Venise, que j'ai beaucoup  aimée, ce qui ne vous étonnera guère.Et je suis avec ponctualité la  série" Voltaire mène l'enquête







dimanche 22 juin 2014

L'ombre d 'un doute?





Vous suivez peut être comme moi les émissions  proposées par Frank Ferrand. J'aime beaucoup sa façon de présenter sérieuse et légère à la fois.Le  ton en est varié  comme une conversation entre amis .Je suis ces émissions avec plaisir et intérêt. J'ai fait quelques recherches sur le présentateur-historien- écrivain  - j'ai eu envie de lire un de ses romans.Celui-ci m'est pratiquement tombé entre les mains lors de mon dernier passage à la bibliothèque.


""Un roman captivant sur un des secrets les mieux gardés du XXe siècle.Quentin n' en croit pas ses yeux : le paquet déposé de nuit dans sa boîte aux lettres contient une broche sertie de pierres précieuses, soeur jumelle d un joyau porté par la reine d Angleterre. Un bijou historique que l' on pensait perdu depuis la fin tragique des Romanov, les derniers tsars de Russie.Pour l' avocat de Quentin, l' imprévisible Sam Douglass, c' est le point de départ d une enquête dangereuse mais fertile en révélations. Riche aussi en rencontres : un couple d académiciens atypiques, un sosie de Raspoutine  et surtout la belle et mystérieuse Tacha...
De Londres à Saint-Pétersbourg et Moscou, de New York au lac de Côme, Sam Douglass dénoue l' écheveau d' une effarante machination. Autour de lui, les morts s accumulent. Quelqu' un veut le faire renoncer. Quelqu' un veut occulter la vérité.""



 Je me suis laissée emporter dès la première page par une intrigue qui tient le coup jusqu'au bout. Seule la fin un peu abrupte m'a laissée insatisfaite. Après  tous ces tours et détours un rien rocambolesques, je m'attendais à autre chose.Néanmoins le roman se lit facilement et pour ma part, le plaisir était au rendez-vous.
L'auteur s'y entend pour romancer  une histoire dramatique qui bien des années plus tard  continue de laisser planer" l'ombre d 'un doute"

Franck Ferrand a publié plusieurs romans et essais historiques (dont la trilogie de La Cour des Dames). Avec L' Ombre des Romanov, (clic)il lève le voile sur une des grandes énigmes de l' histoire.
 Pour en savoir un peu plus (clic)





lundi 16 juin 2014

Un peu de lecture?


En l'an 1221, naît la quatrième fille du comte de Provence et de la comtesse Béatrice de Savoie. Faute d'un héritier mâle, le comte et son conseiller Romée de Villeneuve étudient une stratégie matrimoniale visant à préserver l'indépendance du comté face aux ambitions des grands souverains de l'Occident chrétien. Elle aboutira à faire de ces quatre filles des reines : Marguerite épouse Louis IX de France. Longtemps brimée par la Reine mère Blanche de Castille, elle accompagnera le roi dans la 7e croisade dont elle partagera les dangers et les souffrances de 1248 à 1254. Elle entretient d'étroits rapports avec ses sœurs, en particulier la seconde, Éléonore, qui épouse Henry III d'Angleterre, personnage fastueux, bienveillant et faible, auquel elle tente d'insuffller son énergie. La troisième, Sancie, épouse le comte de Cornouailles futur roi des Romains, Richard, frère du roi d'Angleterre. Enfin la quatrième, prénommée Béatrice, sera la femme du comte d'Anjou, frère de Saint Louis et futur roi de Sicile.Elles connaîtront les peines, les joies, les révoltes, inhérentes à leur condition et à leur rang, de l'enfance à l'épreuve du mariage à treize ans, jusqu'à l'exil dans une cour étrangère où leur fonction essentielle est d'assurer la pérennité du lignage. Elles vivront également les difficiles tractations entre la France et l'Angleterre.

Il faut entrer dans l'histoire  et puis il faut suivre  en démêlant les écheveaux.C'est  dense mais néanmoins passionnant. Toutefois, j'ai préféré le livre suivant sans doute  parce qu'en tant que"" latiniste"", c'est une période qui  me "parle" davantage et qui réveille  en moi le souvenir de longues heures studieuses.






Patrick de Carolis nous raconte la vie de Paulina, une jeune fille née à Arelate( l'antique ville d 'Arles) .Le lecteur la  suit depuis sa vie de jeune fille, l'accompagne lors de ses fiançailles célébrées selon les rites traditionnels, puis dans le quotidien de sa vie de jeune matrone, son veuvage et sa rencontre avec Sénèque dont elle deviendra l'épouse.

Cette "biographie" repose sur une  sérieuse documentation et sur la lecture des oeuvres de Sénèque d'ailleurs citées tout au long du roman.
Malgré certaines longueurs (descriptions et  explications historiques   qui n'apportent rien au niveau de l'intrigue) , j'ai pris beaucoup de  plaisir à suivre cette jeune femme de caractère , entraînée malgré elle dans les intrigues sanglantes de la Rome impériale de Claude, d’Agrippine et de Néron.

Bonne lecture!



lundi 2 juin 2014

Un peu de lecture?



Bleu de Sèvres


Versailles, janvier 1760. Mme de Pompadour s'engage auprès de Louis XV à donner sous dix ans à la France une porcelaine plus belle que celle de Saxe, dont les secrets de fabrication demeurent jalousement gardés par les ateliers de Meissen depuis un demi-siècle. Au même moment, en Auvergne, Anselme et Mathieu Masson enterrent leur mère. Les deux frères décident de quitter le pays natal pour tenter leur chance à Paris. Anselme a reçu une solide formation scientifique et se passionne pour la minéralogie.
Dans la capitale, il fait la connaissance de Marmontel, un dramaturge en vogue qui l'introduit dans le salon de Mme de Pompadour. Celle-ci charge Anselme de percer le secret des pâtes dures de Saxe, au profit de la manufacture de Sèvres. Commence alors une course au temps qui conduit notre héros à Strasbourg, où il se lie d'amitié avec Pierre-Antoine Hannong, héritier d'une dynastie de céramistes passés maîtres depuis peu dans l'art de la porcelaine dure. Mais déjà, autour d'Anselme et de Pierre-Antoine, les coups bas se multiplient, des espions sortent de l'ombre...
Jaune de Naples.
Printemps 1770.
La jeune Marie-Antoinette devient dauphine de France. De Versailles, elle écrit régulièrement à sa sœur, Marie-Caroline, reine du royaume des Deux-Siciles, mariée à Ferdinand IV. Ce dernier a succédé à son propre père, Charles III d’Espagne, parti régner à Madrid après avoir rasé la manufacture de Capodimonte, près de Naples. Il a interdit à son fils de refaire de la porcelaine dans le petit royaume italien. Mais Marie-Antoinette et sa sœur décident de ne pas en tenir compte. À la fois rivales et complices, elles se lancent un défi : « Ma porcelaine sera plus délicate que la vôtre ! » La future reine de France, à la demande de Marie-Caroline, envoie à Naples Anselme Masson, de la manufacture de Sèvres, et son frère Eustache afin de ressusciter l’ancienne fabrique. Anselme devra aussi tenter de rapporter à Sèvres le savoir-faire italien. Mais, sur place, la situation se complique, car les espions espagnols sont bien décidés à faire respecter les ordres du terrible Charles III…
Bleu de Sèvres nous avait fait vivre l’aventure de la Manufacture royale de Louis XV, Jaune de Naples, suite attendue, nous entraîne dans les péripéties napolitaines et romaines d’Anselme Masson, au coeur d'un XVIIIe siècle tumultueux et passionnant.

Rouge de Paris

Octobre 1789. Durement éprouvée par la fuite de sa riche et princière clientèle, la manufacture de Sèvres est saisie par la fièvre patriotique qui s’est emparée de Paris et gagne la France entière.
La jeune Adèle Masson, qui s’est fait une spécialité de la peinture d’oiseaux sur porcelaine, s’emploie à trouver les moyens de sauver la fabrique qui, de royale, va bien vite devenir nationale. Elle peut compter sur son père, Anselme Masson, paralysé mais dont l’intelligence est demeurée intacte. Mais sur qui d’autre s’appuyer pour parvenir à ce but ? Sur Marie-Antoinette, encore influente, et que le parrain d’Adèle, Blanchot, ira visiter jusque dans sa prison du Temple ? Sur Mirabeau, le trublion, que son accord secret avec le roi a rendu immensément riche ? Sur Roland, ministre de Louis XVI, administrateur scrupuleux ? Sur Danton, enfin, ce jouisseur effréné qui semble vouloir oublier la Terreur pour ne plus songer qu’à l’amour et à la beauté ?
Ce roman, le troisième et dernier d’une saga sur la porcelaine inaugurée par Bleu de Sèvres et poursuivie avec Jaune de Naples, nous convie à une traversée de la Révolution jusqu’à la chute de Robespierre. Ainsi sera bouclée la ronde de ceux qui, de la marquise de Pompadour aux plus sanguinaires des sans-culottes, ont été fascinés par l’éclat de l’or blanc, le kaolin, ce fruit miraculeux des richesses de la nature et du génie des hommes.







Textes de présentation extraits de: Le seuil








J'aime les pièces de  porcelaine( les faïences anciennes aussi) que je collectionne depuis de longues années. Je possède aussi quelques ouvrages qui m'ont aidée lors de mes découvertes.

Aussi,c 'est avec passion que j'ai lu les deux premiers ouvrages consacrés à l'histoire romancée de la manufacture de Sèvres. Les héros de cette aventure sont attachants.On se prend vite d'amitié pour ces hommes qui vouent leur vie  à la recherche et à la création. L'auteur, historien , nous emmène sur les chemins souvent tourmentés de l'Histoire.


Dans  le troisième opus " Rouge de Paris' .La Manufacture est , à sa façon, victime de la Révolution . Les nobles n'ont plus la tête à s'acheter les merveilles qu'elle produit.Le peuple n'en a  ni le goût, ni les moyens.Les têtes couronnées " étrangères", profitant des troubles,  n'honorent pas leurs factures.


J'ai lu, avec plaisir mais un peu moins de passion , ce" Rouge de Paris" dont le titre illustre bien la Terreur  qui vole largement la vedette à Sèvres et à ses rêves de beauté.



lundi 15 juillet 2013

J'ai lu...

Un roman qui a du "chien" Le comte de Bleuse intrigue pour se venger de l'affront du roi. Il attend une lettre qui fera scandale et mettra Henri IV dans une position fâcheuse. Pour ce dernier, la situation est critique en cette fin d'année 1594. Il a besoin, avec sa conversion, de l'absolution du pape Clément VIII pour asseoir son autorité sur tous ses sujets. Or, pour tenter d'arrêter les guerres religieuses, il avait écrit une missive, destinée à Elisabeth, reine d'Angleterre, où il évoquait le projet de réunir un concile et de placer l'Église sous sa seule autorité. Ce plan, ancien, n'est pas daté et n'a jamais été envoyé à sa destinataire. Mais le document a disparu avec La Fourmi, le meilleur espion du royaume. Le roi charge son chancelier de tout mettre en œuvre pour récupérer cette lettre, véritable déclaration de guerre au pape. C'est à Gilles Bayonne, un chevau-léger, que revient la mission. Celle-ci s'avère encore plus délicate quand on découvre Bleuse, crucifié dans une église de Rouen, des hosties plein la bouche !


Fabienne Ferrère, qui livre dès le début nombre d'éléments clé, élabore une histoire forte où elle multiplie les péripéties. Elle fait vivre à son héros mille avanies, presque autant qu'il en cause à autrui. Elle construit un personnage attachant, humaniste malgré les apparences. Construit comme un thriller, superbement écrit, ce roman emporte l'adhésion par sa vision réaliste de l'époque et par la tonicité de son intrigue.

 Ce qu'il faut savoir sur la série
Gilles Bayonne est chevau-léger dans l’armée royale d’Henri   IV. Sa bravoure le fait remarquer par le comte de   Cheverny, chancelier du Roi, qui lui confie des missions épineuses. Sa sagacité, son don d’empathie, sa capacité d’écoute et d’analyse lui permettent de conclure, non sans souffrances, des enquêtes complexes et délicates.


***



""Professeur de philosophie à Toulouse, Fabienne Ferrère signe  un premier roman qu’on lira comme un roman de genre, dans la lignée des grands romans d’aventure du XIXe siècle, tels qu’ont pu en écrire des auteurs populaires comme Alexandre Dumas et Paul Féval. Ici, la recette tient dans le savant mélange du registre historique (les turbulences entre catholiques et protestants à la fin du XVIe siècle) et du genre cape et épée, avec comme figure de proue du récit un certain Gilles Bayonne, chevau-léger et enquêteur de choc.
Au rendez-vous de ce texte très cinématographique à la langue vive et plutôt agréable, parchemin mystérieux et bénitiers souillés de sang, assassinats dans la bonne ville de Rouen, malédictions et complots politiques visant Henri IV, hypothèse d’un embrasement fanatique du pays… De quoi embarquer le lecteur dans une suite d’aventures menées au galop par le tonique Gilles Bayonne.
Les amateurs du genre ne seront pas déçus.""

Je terminais la lecture de quelques enquêtes menées à Pompéi.J'avais pris plaisir à retrouver des personnages croisés , il y a longtemps, quand versions et thèmes étaient au programme.J'avais envie de changement. Quelques recherches sur le net, des résumés et des appréciations qui retiennent mon attention.Je commande un premier livre et dès les premières lignes , je sens que les commentaires trouvés sur le net  disent vrai.Alors, oui, j'ai bien aimé, au point que je n'ai pas tardé à commander la suite des aventures de Gilles Bayonne.

Dans le Paris de 1595, le chevau-léger Gilles Bayonne mène de nouveau l'enquête pour le compte du chancelier d'Henri IV. Cette fois-ci, des meurtres d'une rare sauvagerie ensanglantent le quartier de la Grande-Boucherie. Après le père Vuillard, dont la dépouille est retrouvée dans un tonneau, vient le tour d'Hugues Rivière. A chaque fois, des bêtes pour bourreau, et, à chaque fois, la mort frappe sous la forme la plus redoutée par les victimes. Quel lien existe-t-il donc entre Vuillard et Rivière ? Peut-être une sordide histoire vieille de quinze ans... Talonné par les sicaires du chancelier bien décidés à lui faire rabattre sa superbe, menacé par les commissaires du Châtelet furieux de se voir boutés hors de leur territoire, Gilles Bayonne, toujours secondé par son fidèle page Pique-Lune, ira de mensonge, en trahison et de doute en doute avant de pouvoir regarder la vérité en face : et si le meurtrier qu'il traque n'était pas le monstre qu'on dit ?

***
Alors, mon avis?

Tout d'abord, c'est bien écrit, bien documenté.L'écrivain connaît très bien la période qu'elle a choisi d'évoquer .Nous suivons le héros à la trace, et c'est peu dire quand on connaît  les moeurs, les coutumes de ce temps-là.
C'est léger sans être fade, c'est cultivé sans être trop savant.

Une lecture plaisir... j'en ai quelques autres en réserve.

mardi 4 décembre 2012

Avis de tempête sur Cordouan.





  Avis de tempête sur Cordouan"

Au lendemain du décès de Georges Pompidou, la mort s'invite à Cordouan. Le fils d'un des gardiens du célèbre phare que Séraphin Cantarel est venu expertiser est découvert noyé au pied d'un carrelet. Sa fiancée, quant à elle, demeure introuvable. Tandis qu'en mer le ciel se fait de plus en plus incertain, sur la côte, une chose est sûre : la tempête qui se prépare ne laissera pas la Gironde indemne...""


L'intrigue  est , ici, bien légère( mais est-elle vraiment le sujet essentiel de l'histoire?non! )  qui  se  dissout, au fil des pages,  dans les  longues digressions que s'autorise ""l'auteur""- par le biais  d'un  Séraphin Cantarel-  en l'occurrence particulièrement bavard.
Ces longs développements  historiques  sont certes intéressants qui nous convient à  découvrir l'histoire du phare de Cordouan  aussi passionnante que celle de   l'Estuaire de la Gironde, magnifique et complexe espace s'il en est. 
On est presque dans la promotion touristique ce qui n'était pas vraiment le cas dans les deux autres livres.
Et le suspense n'est pas vraiment au rendez-vous.
Toutefois, la lecture reste agréable pour tout ce qu'elle nous livre de la vie des gardiens de la mer, des pêcheurs,des gens du cru..

Wikipedia
***
 Une nouvelle série après 
" Le sang de la vigne"



Et l'ange de Reims grimaça
Toulouse Lautrec en rit encore

***
Les nouveaux héros de  Jean-Pierre ALAUX

Séraphin Cantarel... dans son costume trois pièces est loin d'être aussi désincarné que son prénom pourrait nous le faire penser..:-)

Théodore Trélissac  le bien nommé est ,quant à lui, un très heureux "cadeau du Ciel".

Hélène Cantarel, l'épouse  archéologue  de l'ange conservateur est dynamique, cultivée et patiente comme il se doit !
Depuis son plus jeune âge, Séraphin Cantarel rêvait d’être diacre. Mais comment prétendre entrer dans les ordres quand, au lendemain de la seconde guerre mondiale, on est issu d’un père ouvertement communiste et d’une mère dont l’unique religion est la neurasthénie ? Inscrit en catimini à l’Institut des Arts de la ville rose, il aspire à décrocher une licence de Lettres Classiques, Grec et Latin, avant de convoiter la très prestigieuse École du Louvre. Lettré, humaniste, ce truculent conservateur en chef du musée des Monuments français se plaît à résoudre, avec une jubilation qui force l’admiration, les grandes énigmes de l’Histoire.  Il est accompagné de son jeune et fidèle assistant Théodore Trélissac, dit Théo. 
 ***
Ils aiment les bonnes tables, les produits régionaux et le bon vin...chacune de leurs  journées se termine  invariablement -ou presque-  par de savoureuses agapes que partagerait volontiers un lecteur mis bien ( trop) souvent en appétit


 L'auteur est parfaitement documenté, il excelle à nous replonger dans une époque révolue mais pas si lointaine après tout...quand les curés de village étaient ouvertement de bons vivants  , quand l'humain avait encore sa place dans le quotidien, quand on prenait encore le temps de vivre à son rythme.
Et c'est , à mon sens, une des qualités de cette nouvelle série.
Alors, oui, accompagnez donc  Séraphin Cantarel  dans ses aventures culturo-capiteuses

 PS. Tiens..je suis passée, pas plus tard qu'hier,  par Meschers :-))


  Petit retour en arrière pour illustrer "les anges de Reims"...comme si vous y étiez! ( clic..chez Danielle)

 Jean-Pierre ALAUX
"""Epicurien, raffiné, cultivé, à la fois courtois et chaleureux. Jean-Pierre Alaux ressemble à Benjamin Cooker, l'oenologue-détective qu'il a créé avec son ami Noël Balen pour la série  « Le Sang de la vigne», série policière à succès  dont Pierre Arditi est en quelque sorte la vedette Depuis qu'il s'est lancé dans le polar, tout sourit à l'ancien homme de radio et de lettres, aux goûts éclectiques.
Source (clic)

Et nous sommes le 4 décembre(clic)

dimanche 4 novembre 2012

Pour lire au coin du feu...







Minette Walters, née Minette Caroline Mary Jebb est une romancière anglaise née le 26 septembre 1949 à Bishop's Stortford dans le Hertfordshire.

Elle est considérée aujourd'hui comme la première rivale d'Elizabeth George
'(Wikipedia)
Encore une découverte qui plaît à tous les membres de la famille ...aux  uns parce que ces lectures sont passionnantes et tiennent en haleine...et à Lili...parce que quand on s'installe pour lire, on en a pour un bon moment , et  elle peut profiter :-) du fauteuil.
Je viens de commander quatre nouveaux titres...
les journées sont tellement grises et humides qu'ils viendront bien à point.
 Avant, je ne lisais jamais de romans policiers mais à présent je les apprécie quand l'intrigue est bien menée et quand l'auteur a du style et de la culture.

Bon dimanche à vous qui passez !
 

mercredi 3 octobre 2012

Plaisir de lire...


Ngaio Marsh 


Originaire de Christchurch en Nouvelle-Zélande, Miss Ngaio Marsh (1895-1982) est une artiste aux multiples visages. Tout d'abord décoratrice, elle se laisse cependant séduire par " les planches " et va sillonner la Nouvelle-Zélande et l'Australie durant deux ans, avec la troupe shakespearienne d'Alan Wilkie. En 1932, elle publie son premier roman, "Et vous êtes priés d'assister au meurtre de.".., mettant en scène l'inspecteur Roderick Alleyn de Scotland Yard. Elle devient très vite une nouvelle reine du huis clos criminel. En 1977, après trente romans, elle reçoit l'Edgar Poe des Mystery Writers of America.  Elle reste néanmoins fidèle à sa passion pour le théâtre, continuant de porter à la scène néo-zélandaise les pièces du répertoire classique. 
Ngaio Marsh a été anoblie en 1966 pour l'ensemble de son œuvre théâtrale et littéraire


Si vous avez aimé les romans d'Agatha Christie, je suis certaine que vous aimerez ceux de cette écrivaine que j'ai découverte par hasard.Je manquais de lecture, un petit tour sur une librairie en ligne..et un petit clic...pour essayer.Bien m'en a pris car j'ai été immédiatement séduite par l'atmosphère, par l'intrigue, l'évolution des situations  et le final..de ce premier livre acheté.Depuis j'en ai lu une bonne demi-douzaine toujours avec le même intérêt..et je viens d'en commander encore quelques-uns..fort heureusement,  les livres d' occasion ne manquent pas sur le net.


Commençons par les points communs : nous sommes dans la bonne société anglaise, riche, bien élevée, élégante. Une jeune lady peut se montrer un peu impétueuse, on lui pardonne aisément. On ne travaille pas, ou du moins, on a le bon goût d'exercer un métier agréable et intellectuel et bien que l'époque de Thomas Pitt soit révolu, on considère toujours les policiers comme une caste inférieure, à la limite de la domesticité. Chaque personnage est longuement présenté, et l'intrigue met le tiers de l'oeuvre à se mettre en place, jusqu'à ce que la murder party dérape.
Le beau monde policé craque alors, et les passions ressortent, violentes. Si la mort de Charles Rankin plonge les participants dans la consternation, elle révèle surtout sa liaison avec une femme mariée, alors qu'il était sur le point de se marier à la fougueuse Rosamund. L'inspecteur Alleyn effectue un travail d'orfèvre minutieux pour démêler l'écheveau des mobiles et des alibis. Tous ont quelque chose à cacher, parfois des bagatelles. A l'inspecteur de vaincre leur réticence afin de confondre le coupable et libérer l'innocent.
A cet intrigue principal se mêle une intrigue secondaire, sur fond d'espionnage et de société secrète. Elle n'est ni très réussie, ni très crédible. Heureusement, le final est brillant et enlevé.
Ngaio Marsh est une auteur à découvrir, au côté de Patricia Wentworth et d'Agatha Christie.( SOURCE ) " Le blog de Sharon...: 

Personnellement  j'aime beaucoup cette ambiance" so  british", feutrée et un rien désuète .Ici tout se passe selon certaines conventions et pourtant...tout ce qui se passe dans l'ombre est loin d'être innocent..of course!Et l'inspecteur  Alleyn ne manque ni de charme ni de perspicacité.

N'hésitez pas, vous passerez un bon moment..

lundi 9 juillet 2012

Intrigues et gastronomie d 'époque...

An de grâce 1556 : François, étudiant en médecine à Montpellier n'a qu'une idée en tête : devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l'étude du safran, cardamome, gingembre, macis et autre maniguette sous la houlette de l'apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants, est accusé de complicité et jeté en prison. François et son ami Félix mènent l'enquête. Elle les conduit à Bologne sur la piste de dangereuses plantes récemment arrivées des Amériques. En chemin, ils échappent à des guet-apens, rencontrent les plus grands savants de l'Europe de la Renaissance et connaissent l'amour. Parviendront-ils à sauver Catalan et à faire triompher la vérité scientifique ? Et François sera-t-il heureux avec Anicette ?

 Assorti d'un guide de la tomate, Meurtres à la Pomme d'or propose un carnet de recettes de la Renaissance. RECUEIL DE RECETTES D'ÉPOQUE À LA FIN DU LIVRE. 


 Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves. Elle doit affronter l'irascible Guillaume, - cuisinier à la cour du roi -, qui arrondit ses fins de mois aux étuves. Leurs joutes culinaires deviennent vite l'attraction majeure du quartier de la Grande Boucherie. Dans les rues bruyantes de la capitale, Constance découvre les étals des bouchers, des maraîchers ou des rôtisseurs, apprend à distinguer les poissonniers de mer et d'eau douce. Elle croise colporteurs et marchands d'oublies, goûte une tourte d'épinoches, achète les petits pâtés à la moelle d'Enguerrand le Gros, se régale d'une gaufre ou d'une dariole. A la cour de Charles VI, après le tragique épisode du Bal des Ardents, elle rencontre le célèbre cuisinier Taillevent, auteur du Viandier, - le premier best-seller gastronomique. Malgré les embûches, Constance mène l'enquête et utilise ses talents culinaires pour obtenir des informations. C'est à Bruges, sur la piste des assassins de son mari, qu'elle rencontrera l'amour ! Mais pourra-t-elle échapper au piège mortel qui lui est tendu et confondre ses ennemis ?
 Souper mortel aux étuves plonge le lecteur au cœur du Paris du Moyen Age. 

 Souper mortel aux étuves est le deuxième roman historique et gastronomique de Michèle Barrière. RECUEIL DE RECETTES D'ÉPOQUE À LA FIN DU LIVRE. 


 Rome, automne 1570. On court les fêtes somptueuses des princes et des cardinaux. François, le héros de Meurtres à la pomme d'or, est à présent le secrétaire de Bartolomeo Scappi, le cuisinier personnel du pape. Il l'aide à rédiger son Opera, un recueil de quelque mille recettes, toutes plus délicieuses et originales les unes que les autres : tourte aux asperges, crème à la hongroise, gâteau d'aubergines, parpadelles au bouillon de lièvre, pigeon à la sauge... Mais des événements inquiétants se produisent : le peintre Arcimboldo est enlevé, François est victime d'un odieux chantage, une fête vire à l'orgie et au massacre. 
De Rome à Naples, puis Genève, le lecteur friand d'aventures et de gastronomie suit avec bonheur la quête de François, dans cette Renaissance où mort et volupté se côtoient constamment. 


Château de Versailles, mai 1683. La mode est aux jardins. Louis XIV raffole des légumes primeurs : asperges, petits pois, melons... Au Potager du Roy, puis chez un maraîcher du quartier de Pincourt à Paris, des champs de melons sont vandalisés, des jardiniers assassinés. L’existence d’un complot ne fait aucun doute. Benjamin Savoisy – premier garçon jardinier du Potager – mène l’enquête dans les coulisses de Versailles, où offi cient cuisiniers et maîtres d’hôtel. Elle l’entraînera jusqu’en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Saura-t-il déjouer les manoeuvres de séduction, percer à jour les traîtrises ?

 Dans ce quatrième tome des aventures de la famille Savoisy, Michèle Barrière mêle une fois encore avec bonheur histoire, gastronomie et intrigue policière. Roman suivi d’un carnet de recettes d’époque.


 A la mort de Louis XIV, le Régent, Philippe II d'Orléans, sous l'influence des Marivaux, Watteau ou Campra, organise régulièrement au Palais-Royal des soupers fins. 
La révolution culinaire française est en marche : mode des jardins, passion pour les fruits et légumes jusqu'alors décriés, arrivée de la pomme de terre, engouement pour les eaux parfumées, liqueurs, vins blancs et rosés pétillants.

 Février 1759. Jean-François Savoisy, cafetier de la rue de l'Arbre-Sec, entend bien surpasser Procope avec sa glace au parfum révolutionnaire : consécration et félicité lui semblent promises. C'est compter sans son épouse qui s'est entichée de littérature. Lorsque Diderot lui confie un manuscrit afin d'échapper à ses censeurs, Maïette ne sait pas vers quels dangers elle entraîne sa famille. Ce qu'elle ignore surtout, c'est que dans l'ombre rôdent deux individus, eux aussi à la poursuite d'un manuscrit...

 Dernier épisode de la saga Savoisy, Meurtre au Café de l’Arbre Sec est farci des ingrédients qui ont fait le succès des précédents romans de Michèle Barrière : chapons, ravioles, pâtés, épices et hypocras ont toute leur part dans cette intrigue où cadavres et caramel font bon ménage et où les rencontres sont pour le moins inattendues.


 Membre du conseil scientifique de Slowfood France (mouvement pour la sauvegarde du patrimoine culinaire mondial), Michèle Barrière fait partie de l’association De Honesta Voluptate, fondée sur les travaux de l’historien Jean-Louis Flandrin. Journaliste culinaire, elle est l’auteur pour Arte de la série Histoire en cuisine

Parce que la couverture du livre me plaisait, j'avais commandé" Meurtres au potager du roi" et j'ai aimé tout de suite, le fond, la forme, l'intrigue...Alors, j'ai commandé les autres. L'auteur connait son sujet sur le bout des doigts et ma foi, c'est une bien agréable façon de revoir ses cours d'histoire que de suivre la saga des Savoisy.On rencontre des personnages intéressants voire très célèbres, on s'affole devant la liste des achats  en tous genres mais c'est que l'on mange ferme..et épicé dans les cuisines de ce temps là...
Chaque livre est complété par des renseignements sur les personnages historiques et par des recettes d'époque.

Voici donc de quoi passer quelques heures agréables quand le temps est au gris..
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